Auteur,  COLGAN Jenny,  Hiver - Noël,  lectures de saison,  lectures et chroniques

NOËL À LA PETITE BOULANGERIE – JENNY COLGAN

Un Noël (tout doux) pour Polly et sa joyeuse tribu sur la petite île de Mount Polbearne, un bout de rocher très pittoresque des Cornouailles…

J’ai juste envie de visiter en vrai chaque échoppe et chaque cottage qui forment un craquant méli-mélo le long de la plage et du quai…

Le résumé :

Maisons en pain d’épices, brioches aux fruits confis, feuilletés au miel… À l’approche des fêtes de fin d’année, Polly est débordée ! Accaparée par sa petite boulangerie, la jeune femme ne souhaite qu’une chose : passer un réveillon romantique avec Huckle, bien au chaud dans leur grand phare. Mais les bourrasques qui balaient la petite île de Mount Polbearne pourraient bien emporter les doux rêves de Polly et faire resurgir du passé des souvenirs qu’elle croyait enfouis à jamais… Entre mensonges, surprises et trahisons, Noël s’annonce finalement très mouvementé ! 

Mon avis et ressenti…

“Une petite chaussée mène à ce village typique des Cornouailles, qui était autrefois rattaché au continent avant que le niveau de la mer ne monte. Aujourd’hui, la marrée recouvre la vieille route deux fois par jour, ce qui en fait un lieu de résidence à la fois très romantique et extrêmement peu pratique.”

Le décor est planté et je l’adore déjà !

Et c’est tant mieux parce que c’est justement là que Polly, l’héroïne de la série/trilogie « La petite boulangerie » a investi la boulangerie du village pour la faire pleinement revivre et régaler tous les habitants.

Nous la retrouvons ici à l’approche de Noël (ce roman étant le 3e et dernier de la petite série), tiraillée entre : sa vie au magasin, trépidante; ses tournées très matinales et attendues par les habitués; Huckle, son chéri, qui végète un peu dans sa propre activité d’apiculteur (une réelle passion pour la liberté qu’elle lui procure, malgré toutes les incertitudes liées à son développement); le phare qu’ils habitent et dans lequel ils se gèlent tout l’hiver ( une douce folie que cet achat mais dont Polly ne regrette rien tant elle aime ce lieu de vie atypique); et son amie Kerensa, enceinte et dépitée sur la réelle identité du père… 

Ce bébé, censé être celui de Reuben, causera bien des troubles dans les vies de chacun…

Dans celle de ses parents, puisqu’à l’issue d’une soirée (trop) arrosée, causée par l’énième absence de Reuben, Kerensa se retrouve enceinte… et dépitée. Impossible pour elle d’affirmer qui en est le père…

Elle est désemparée au point de ne découvrir sa grossesse que très tardivement, à quelques semaines à peine du terme.

Ce n’est qu’à ce moment qu’elle l’annoncera à Polly.

Malgré son sentiment de trahison, cette dernière fera son possible pour préserver son amie et lui promettre de ne rien dévoiler de ses doutes, à personne… et surtout pas à Huckle, l’ami de Reuben.

Un bébé encore au chaud… et un bébé qui ne peut imaginer les tempêtes émotionnelles qu’il provoque déjà !

 Le couple Polly/Huckle tangue fort… 

En effet, ce dernier espère sincèrement fonder une famille avec sa douce, alors que, de son côté, Polly ressent de fortes résistances à la seule idée de cet engagement.

Et quand Huckle apprend (trop tard selon lui), que le papa n’est peut-être pas celui que l’on croit… il se sent trahi par Polly. 

Reuben (le futur papa donc ?),  le richissime clown attendrissant; Kerensa, l’amie rigolote et généreuse; Huckle, le bel américain attentif et toujours arrangeant… et Polly, notre énergique boulangère du bout du monde dont le Noël et le jour de l’An ne ressembleront plus jamais à aucun autre, forcément…

Un tableau très attachant, rempli de personnages que j’ai aimé suivre sur cette petite île du bout du monde, aux saveurs sucrées/salées, à l’image de toutes les gourmandises proposées par Polly !

Le roman brasse de nombreux sujets avec délicatesse : la paternité, la maternité, les secrets de famille en miroir, se taire au risque de trahir, l’amitié, l’engagement et le pardon…

Et, enveloppant le tout, le magnifique décor de Mount Polbearne, où le sentiment d’appartenance est si fort que chaque habitant semble vouer un vraie passion pour ce lieu isolé, duquel il ne partirait pour rien au monde.

Malgré toutes les contraintes minutieusement conscientisées.

J’ai passé un très agréable moment à la lecture de ce petit roman, rempli de douceur et douceurs, de plaisirs simples de la vie. 

Et ravie d’avoir un peu mieux fait connaissance avec ce bout de rocher pittoresque.

Je vous souhaite une aussi agréable lecture que la mienne si ce roman vous appelle ! 

                                                                                                                   À très vite…

Quelques citations : 

« Depuis que Reuben avait relancé sa carrière l’an passé, après avoir frôlé la faillite, Kerensa ne l’avait quasiment pas vu; il passait son temps dans l’avion. »

« Kerensa avait donc choisi de se révolter, et dans un accès de colère, elle téléphona à Polly, qui ne fut pas du tout aussi compréhensive qu’une amie devrait l’être en de telles circonstances. Polly le regretterait amèrement par la suite. »

« Chaque fois qu’Huckle évoquait l’avenir, Polly changeait de sujet ou s’inquiétait d’avoir trop de travail. Il savait qu’ils devraient s’asseoir et parler sérieusement de tout cela; il savait qu’elle était occupée, mais il ne comprenait pas quel pouvait être le problème. Pour Huckle, les choses ne pouvaient être plus simples: ils s’aimaient, ils voulaient passer leur vie ensemble et fonder une famille. »

« Polly ressentait une bouffée de panique légèrement familière qui la submergeait dès qu’elle envisageait l’avenir. »

                                                                                                                   À très vite…

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