Hiver - Noël,  lectures de saison,  lectures et chroniques

LES VRAIS AMIS NE S’EMBRASSENT PAS SOUS LA NEIGE

JULIETTE BONTE

Le résumé

Ils n’étaient pas censés s’aimer…

Dès leur première rencontre, une complicité naturelle les relie. Dès leur premier fou rire, leur amitié devient une évidence. Mais, lorsque le désir s’immisce entre eux, tout se complique…

Depuis qu’elle a menacé Lucke avec une fourchette lors de leur première rencontre – épique – Allison le considère naturellement comme son meilleur ami.

Il aime se moquer de son obsession pour les cookies maison et de sa façon de manger les hot-dogs; elle adore l’écouter parler d’architecture et le remettre à sa place. Mais plus ils passent du temps ensemble, et plus Allison prend conscience que Lucke est bien plus qu’un ami…

À ses côtés, elle découvre de nouveaux sentiments, plus intenses, plus troublants. Des sentiments qu’elle ne devrait pas éprouver.

Car Lucke est le seul homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer.

Mon avis et ressenti…

Allison est souriante H24 depuis qu’elle est serveuse au Peppy Coffee, un petit bijou implanté dans le quartier financier de Manhattan et la reine des cookies. D’un naturel à toute épreuve et très déterminée, elle peut passer des heures à «détruire » la cuisine du minuscule café de son patron et à s’adonner à sa passion en inventant des recettes et des mélanges de saveurs parfois un peu hasardeux.

Son patron est Trevor, devenu aussi son ami.

Sydney, pétillante et farfelue, travaille avec elle mais ne rêve que de devenir enfin l’actrice dont elle est persuadée mériter le statut.

C’est en déposant une commande de cafés dans les bureaux des architectes Peterson and Barnes, le cabinet désormais le plus couru de New-York, qu’Allison rencontre tout d’abord Carl. Leur attirance les entraîne dans une relation de plusieurs mois, mais Allison se sent finalement trop seule et trop souvent au pied du mur après les désistements successifs et de dernière minute de Carl.

Elle se détache peu à peu. Elle le sent bien.

Elle n’a plus envie d’investir cette relation, autant par déception que par frustration.

C’est précisément à l’endroit de son détachement qu’elle se pose des questions, laissant la place à des doutes dont elle connaît intérieurement l’issue…

C’est aussi précisément dans ce moment de flottement que Luke, le meilleur ami et associé de Carl, entre en scène… de manière mémorable.

Les deux passent de plus en plus de temps ensemble; la bascule a lieu le jour de l’anniversaire d’Allison, une fois de plus seule parce que lâchée par Carl le matin même. Et, malgré l’interdit tacite d’une relation amoureuse, ils ne peuvent s’empêcher de se sentir irrésistiblement attirés…

Le roman m’a beaucoup plu dès le début, enthousiasmée par le décor de New-York et Central Park sous la neige; et la petite visite guidée et privée de City Hall est une petite pépite. J’ai trouvé chaque personnage attachant, loufoque à sa façon et au caractère aussi fort que bienveillant. 

Très porté sur le sexe aussi.

C’est d’ailleurs l’aspect que j’ai franchement trouvé un peu trop poussé à certains moments, même si l’on comprend bien sûr que les couples s’adorent ! 

J’ai vraiment aimé faire connaissance avec chacun, j’ai souri, souvent et même ri, encore plus souvent; j’ai particulièrement apprécié l’alternance des chapitres laissant tantôt à Allison et tantôt à Luke la parole pour exprimer le fond de sa pensée et de son ressenti; une manière originale de sonder le coeur de chacun et d’évoluer au gré de ses réflexions profondes.

Et la marque de fabrique, semble-t-il, de Juliette Bonte dans ses romans !

Un langage masculin cru parfois, sans détour et sans oublier non plus la profondeur des sentiments sincères de chacun.

Carl évolue de manière plus surprenante…

Je vous laisse bien sûr découvrir de quelle manière…

Si vous ne la connaissez pas encore, Juliette Bonte se fera sans aucun doute un plaisir de vous régaler non seulement avec sa conception toute personnelle de la « perfection » pour ses personnages masculins mais aussi avec la fluidité et la profondeur de son écriture pour décrire les tourments des sentiments humains. 

Quelques citations : 

Allison : 

« J’adore l’hiver. Mieux encore, j’adore l’hiver New-Yorkais. Je pourrais troquer une vie sous les cocotiers contre la chance d’assister chaque matin à la chute des flocons de neige sur ma ville natale. »

« Carl est très porté sur le travail. Et, au risque de détruire l’idéal du roman sentimental, l’homme passionnée par son boulot reste passionné par son boulot, même si femme il y a dans sa vie. »

« J’ai peur. Peur de la façon dont il va prendre la chose. Je ne veux pas d’une rupture, mais qu’on cesse de tourner autour du pot et qu’on remette les choses à plat. Je crains juste de ne pas trouver les bons mots. »

« Il est sympathique. Je me sens en confiance avec lui, au point d’être complètement naturelle. Je ne dirais pas que nous sommes amis… quoique. On approche de l’idée. »

Luke : 

« L’avantage de vivre seul, c’est la liberté. »

« Cette nana est cool, et même si ça n’étai pas le but au départ, je m’amuse en sa compagnie. »

« Son côté enfant est presque attendrissant. C’est marrant, cette contradiction entre son fort caractère et l’innocence qui émane d’elle. »

« Je n’arrête pas de penser à elle. C’en devient insupportable. »

« C’est impossible qu’on puisse désirer quelqu’un autant que je la désire. Pourtant, j’ai laissé Carl me devancer. Comme un con. Parce qu’il est mon pote. »

                                                                                                                  À très vite…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *